Par faute de circonstance et pour des raisons difficile à décrire, notre séjour sur l'île Trawangan de Gili islands est autant remplie de haine que d'amour. Bien que les plages soient les plus magnifiques que nous ayons vues depuis la Thailande, une panoplie de petits événements et de mauvais timing nous font croire que nous devons continuer notre route et ne pas traîner ici trop longtemps.
Nous avons débarqué du bateau sous l'orage à Tawangan Island, la plus animée des 3 îles de Gili et la plus éloignée de Lombok. L'île est tributaire de Lombok qui fournit l'eau fraîche et l'alimentation nécessaire. Malgré ceci, on trouve de tout pour tous les prix. Nous sommes à quelques jours du jour de l'an et le logement est difficile à trouver. Les prix grimpent de jour en jour. Nous avons mis 2 heures avant de trouver chez Milany Bungalow une petite hutte à quelques mètres de la plage... tout près de la génératrice bruyante et de la mosquée qui nous a réveillé en pleine nuit pour un appel à la prière! Nous avons fait quelques recherches de bungalows (pour les 3 nuits suivantes) un peu plus tard avant de tomber sur une petite perle avec plage privée à peine plus cher (250K) que ce que nous payons déjà. Le proprio est allemand et ça fait déjà 30 ans qu'il possède le Tanah Qita Bungalows. Contrairement à Milany, ce n'est pas l'eau saline qui est puisée directement de la mer mais de l'eau fraîche provenant de Lombok. Un petit confort de plus car se laver à l'eau salée n'est pas l'idéal. Donc dès le lendemain nous avons fait le changement. Je crois qu'Ali, le propriétaire du Milany Bungalow était fâché que l'on quitte car à chaque fois que nous le croisions, il nous ignorait alors que la veille, il pouvait nous apercevoir à des kilomètres en nous saluant avec de grands gestes de la main!
Un peu comme à Tonsai Beach ou Koh Lanta, nous avons pratiquement rien fait! Il faut dire que Thomas ne se sent pas très bien depuis la traversée de bateau. Il a été malade durant le trajet... On ne sait pas si c'est dû au traitement préventif contre la malarya, c'est possible. Pour l'instant on n'en sait rien, on se repose et on vit au rythme des îles... Il faudrait bien louer un vélo pour explorer l'île ou louer masques et tubas pour explorer les fonds marins. Oui oui, demain...
Eh bien non, pas demain ni après-demain car Thomas à été malade durant les 2 jours qui ont suivi. J'ai donc fait le tour de l'île seule à la marche et exploré les fonds marins comme Thomas a exploré la toilette! J'ai trouvé des endroits supers avec coin de plage quasi désert entre quelques vaches et quelques poules bien sûr car elles sont vraiment partout sur l'île! Je n'avais ni l'heure ni l'idée du temps. Je me fiais au soleil qui semblait vouloir se coucher donc j'ai fait demi-tour au bout d'un moment. Il était en fait que 16h00. Tu parles d'une aventurière! Enfin, je suis quand même revenue pour prendre soin de mon Thomas, étendu en diagonal dans le lit qui ne voulait en fait que dormir! J'ai pris ce temps de répit pour rien faire et m'abandonner dans la lecture d'un San Antonio qui trainait dans la bibliothèque de la réception! Du vieux français joual que mon cerveau à dû s'habituer car j'ai trouvé la lecture passionnante et teintée d'humour.
L'île se remplie peu à peu de gens provenant de Lombok. Ils viennent pour faire la fête du nouvel an. Ils sont jeunes et semblent tous faire parti de la-bande-à-fais-moi-peur. Dès que l'on croise leur regard, ils ont quelque chose à nous proposer. Mushroom, weed, room, sister? Ils seraient capable de vendre leur âme s'il le pouvaient...
Nous sommes le soir du 31 décembre. Thomas se sent un peu plus d'attaque pour sortir afin que l'on puisse profiter de la fête. Nous avons rencontré nos amis allemand (nous nous suivons depuis Kuta) mais ils terminaient tout juste leur repas et devait aller prendre une douche avant de ressortir faire la fête. Nous nous sommes dit qu'on se retrouveraient un peu plus tard. Il n'y a qu'une rue principale sur l'île alors difficile de ne pas se recroiser! Nous avons donc mangé au resto indien et les feux d'artifices ont commencés. Je dois préciser que les feux proviennent d'un peu n'importe qui sur la plage. Thomas avait prédit qu'une hutte prendrait feu avant la fin de la soirée. Eh bien devinez qui avait raison?! Un pétard en plein dans le resto éclate. Le feu prends dans le feuillage séché du toit de la hutte. La panique prends et les serveurs jettent de l'eau de la piscine partout. Ils viennent à bout d'éteindre les flammes. Et la fête continue dans les toilettes pour Thomas qui n'a pas digéré son grain de riz basmati... Retour au bungalow, rhum & coke à Geneviève pour emporter s'il-vous-plaît et on traverse la jungle de gamins qui pour une raison inconnue errent dans la rue principale, squattent sous un arbre ou sur un coin de commerce... Tout juste arrivé au bungalow, l'orage croule sur nous puis les éclairs et le tonnerre, on peut encore entendre les pétards (mouillés) au loin, un vrai spectacle. Bonne année 2011!

Mer & coraux
Plages désertes au nord de l'île
Huttes en bord de plage
Take magic mushies become a fun guy...
les 2 seuls moyens de transport sur l'île! La calèche et le vélo...
Tanah Qita Bungalows